Après 50 ans, de nombreux hommes connaissent une baisse progressive de leur taux de testostérone. Ce phénomène, souvent sous-estimé, porte un nom : l’andropause.
Une évolution hormonale progressive
Contrairement à la ménopause chez les femmes, qui survient de manière brutale, l’andropause s’installe de façon graduelle. Elle correspond à une diminution du taux de testostérone dans le sang, débutant généralement autour de 50 ans. Ce phénomène est aussi appelé déficit androgénique lié à l’âge (DALA).
Des symptômes encore mal identifiés
Les signes de l’andropause peuvent varier, mais certains sont fréquents :
- baisse de libido
- fatigue persistante
- perte de masse musculaire
- diminution de la force physique
- épisodes de tristesse ou de retrait social
D’autres indicateurs sont plus discrets, comme un endormissement rapide après le dîner, une baisse de performance professionnelle, ou encore des érections moins fréquentes et moins intenses.
Un outil de détection : le questionnaire ADAM
Pour aider au repérage, les médecins utilisent souvent le questionnaire ADAM. Composé de 10 questions simples, il permet de détecter un éventuel déficit hormonal à partir de trois réponses positives ou plus.
Deux options de traitement disponibles
Si une carence est avérée, la prise de testostérone est possible. Deux formes existent :
- une injection mensuelle, remboursée par la Sécurité sociale,
- un gel à appliquer quotidiennement, non pris en charge.
La tolérance au traitement est généralement bonne. Des vérifications sont nécessaires après trois et six mois (prostate, taux de globules rouges), mais aucun risque majeur n’a été observé en dehors des cas d’apnée du sommeil.
Compléments et hygiène de vie
Certains hommes se tournent vers des compléments alimentaires pour accompagner ce changement. Une activité physique régulière et le maintien d’un poids stable peuvent contribuer à réduire les effets de l’andropause, en particulier en complément d’un suivi médical.
Une prise de conscience encore tardive
Malgré les symptômes clairs, de nombreux hommes tardent à consulter, par méconnaissance ou tabou social. L’andropause reste un sujet peu abordé, souvent assimilé à une simple « baisse de forme » liée à l’âge.
Vers une meilleure reconnaissance du phénomène
Les professionnels de santé s’accordent à dire qu’une meilleure information sur l’andropause permettrait à beaucoup d’hommes de retrouver un équilibre physique, émotionnel et sexuel. La consultation d’un médecin généraliste est recommandée en cas de doute.
En résumé : l’andropause n’est pas une fatalité. Bien identifiée et prise en charge, elle peut être gérée efficacement. Le premier pas consiste à en parler.
Psychopraticienne intégrative, anime ateliers d’intelligence émotionnelle